Nos pensées contribuent en grande partie à générer et/ou à entretenir les états dépressifs. La CNV nous aide à repérer ce type de pensées toxiques, et nous apprend à les transformer, afin de reprendre du pouvoir sur notre vie, de faire remonter la "pression de vie" en nous.
La conférence que j'ai donnée hier au Salon Zen a été très appréciée, et l'enregistrement est disponible auprès de DIF productions, tel 04 70 99 62 12 - ou sur leur stand au salon ZEN jusqu'au 8 octobre.
C'est un thème qui me touche énormément, car la dépression touche de plus en plus de jeunes, et devient un problème de santé publique, alors qu'il existe des moyens de la prévenir.
Je donnerai une prochaine conférence sur le même thème à Montigny le Bretonneux (Commune de St Quentin en Yvelines) le mercredi 21 novembre à 20h30. Renseignements auprès de la librairie Siloe ; tel 01 30 64 00 42.
Dans la dé-pression, la pression de vie en nous est basse. Une partie de nous n'est plus vivante, la flamme de vie est asphyxiée par des pensées toxiques, des jugements sur nous mêmes.
Ces jugements proviennent d'un conditionnement éducatif, dans lequel on nous apprend à estimer notre valeur en fonction de critères extérieurs. Il peut s'agir aussi de messages traumatisants enregistrés dans la petit enfance. Peu à peu, les comparaisons émises par nos parents, puis le milieu dans lequel nous sommes éduqués prennent le pas sur la spontanéité, la confiance, et la joie d'agir. Au lieu de nourrir notre créativité, notre énergie est de plus en plus tournée vers la recherche de l'approbation d'autrui, la quête d'une reconnaissance extérieure. Nous placons nos standards de plus en plus haut, et la barre devenant inatteignable, nous nous déprécions.Nous prenons pour argent comptant le moindre jugement venant de l'extérieur, la moindre critqiue, voire même un regard
Dans la dépression, nous faisons un deuil, le deuil d'un idéal, d'un rêve, d'un projet, ou d'un être cher, et nous avons besoin d 'empathie pour transformer les pensées mortifères qui aggravent la souffrance en énergie de vie. Que la flamme de vie éclaire le chagrin.
Je vous propose de téléchager la fiche d'exercice, pour faire un exercice pratique, à partir d'une situation, ou d'un type d epensées qui vouus amène à vpous sentir déprimé.
Téléchargement fiche_dépression.doc
Remarquez tout d'abord le type de langage que vous utilisez pour vous parler à vous même
- les jugements négatifs, vagues "je n'ai rien fait de ma vie, j'ai raté ma vie de femme", dans lesquels
- le verbe "être" revient souvent : je suis nul, incompétent, faible, sans volonté, ainsi que
- le verbe "devoir" : j'aurais dû, ou n'aurais pas dû, qui indique touutes les exigences que nous nous metttons, toutes les obligations auxquelels nous pensons devoir nous plier pour être aimé, accepté, intégré
Revenez aux faits : qu'est-ce qui vous amène à porter ce type de jugements sur vous même ?
Dans un cas, "j'ai raté ma vie de femme", la femme faisait allusion au fait de ne pas avoir eu d'enfants.
Pour de nombreuses personnes, le sentiment d'inexistence, de ne pas avoir d'importance , vient du fait qu'elles ont entendu leur mère dire qu'elle ne les désirait pas, qu'elles étainet arrivées au mauvais moment, voire même qu'lels avaient tenté d'avorter...Difficile de se sentir bienvenu sur terre dans ces cas pour l'enfant qui ne peut que prendre contre lui ce message, et s'en sent responsable, voire coupable d'exister.
Le travail de guérison consiste alors d'abord à écouter la personne qui souffre avec empathie, à l'aide de jeux de rôle. Dans un deuxième temps,une fois qu'elle a reçu suffisamment d 'empathie pour la souffrance qu'elle a eu à porter pendant tant d'années, et ce que cela lui a coûté, la personne a le désir de se tourner vers sa mère(ou la personne qui a été le stimulus de sa souffrance) pour comprendre ce que celle ci vivait pour dire ou faire une chose pareille. C'est le moment clef de la guérision, car il permet une distanciation : l'enfant devenu adulte ne se sent plus responsable de la souffrance de sa mère, et prend conscience qu'elle ne lui était pas destinée, que cela ne remet aucunement en cause sa valeur en tant qu'être humain. Ce jeu de rôle peut se faire même si le parent est décédé.
(Cet article est en cours, je l'ai mis en ligne à la demande de personnes qui étaient à la conférence et souhaitaient disposer du support pédagogique))
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