J'ai le plaisir de vous proposer le texte de la Présentation que je ferai au Congrès Vents d’Ouest 2007,à Saint Malo, le 29-30 mars 2007 sur les Violences interpersonnelles. Si vous venez, vous aurez également la chance d'entendre Thomas d'Ansembourg, aisniq ue des intervenants internationaux, notamment du Québec
L’épuisement professionnel et la démobilisation affectent de plus en plus d’acteurs sociaux, alors même que la plupart des institutions connaissent une réduction de leurs effectifs, d’où un accroissement de la charge de travail et des motifs de tensions. Les motifs de plainte les plus fréquents sont le manque de considération, de concertation, de reconnaissance et globalement de sens. Il s’agit bien souvent d’un manque de savoir faire de la part des équipes d’encadrement ou de direction. En parallèle les plaintes des usagers pour motif d’agressivité augmentent, et réciproquement les soignants se plaignent de celle des usagers, notamment dans le domaine de la santé.
Toutes ces tensions au sein des équipes compromettent la coopération au service des objectifs des équipes et des établissements, la mise en œuvre des projets, et altèrent plus globalement la qualité de vie au travail.
Prendre en compte les besoins des acteurs sociaux est donc fondamental, tant sur le plan individuel que collectif.
C’est ce que nous enseigne le processus de Communication NonViolente de manière simple et concrète.
Pendant cet atelier, nous prendrons conscience de la manière dont nos habitudes de langage génèrent à elles seules malentendus et violence. Rosenberg (1) a mis en lumière un certain nombre de caractéristiques dans la manière dont nous avons été éduqués à penser et à communiquer (jugements, interprétations, déni de la responsabilité de nos choix et de nos actions, exigences…), qui vont à l’encontre de nos objectifs, de la satisfaction de nos besoins, de notre désir de coopération. Le coût de ce handicap de communication est loin d’être mesuré, tant sur le plan des violences familiales, conjugales, que des violences institutionnelles. C’est quand nos mots ne parviennent pas à véhiculer ce que nous voulons vraiment dire, et que nous n’arrivons pas à nous faire entendre que la violence surgit, par désespoir.
Le processus de la CNV nous montre comment les transformer ces attitudes sans trahir notre pensée de manière à nous faire entendre et à réveiller chez nos interlocuteurs un élan sincère de coopérer.
Il est frappant de constater à quelle vitesse le dialogue se rétablit et la bienveillance s’installe naturellement dès lors que l’on est capable de formuler ses besoins et d’entendre ceux d’autrui. C’est notre langage naturel, le langage de la vie, le langage de l’amour.
Vous pouvez télécjharger le programme completde ce colloque international sur le site de Pégase
Commentaires