Ou l’Art d’Exprimer notre Reconnaissance, Notre Joie, nos appréciations, notre gratitude, tant vis à vis d enous même que vis à vis d'autrui.
Je réalise de plus en plus que ma capacité d'empathie pour autrui au quotidien est étroitement liée à ma joie intérieure, qu'elle requiert une base d'estime et je dirais même d'amour de soi, afin que la première critique ou remarque agressive ne fasse pas vaciller notre édifice, ne menace pas notre sécurité ni notre identité. J'ai récemment consacré une journée complète de stage, dans des modules 3 et même en milieu professionel à ce thème, et des participants m'ont demandé pourquoi je n'avais pas commencé par çà !
Cela a un effet antidépresseur, et il n'y a pas de risque de surdosage !
Je compte organiser des journées sur ce thème couurant 2007.
Marshall Rosenberg insiste sur le rôle central de la gratitude pour vivre le processus de la CNV au quotidien. Pour lui, chaque occasion d’exprimer ou de recevoir de la gratitude est une manière de se rester relié à nos valeurs essentielles en tant qu’être humain, et de nourrir notre joie intérieure, l’amour de nous même. C’est une condition nécessaire pour être capable d’empathie vis à vis d’autrui.
La gratitude est l’expression sincère du plaisir de voir que la vie a été enrichie.
Recevoir les appréciations d’autrui est tout aussi important pour nourrir l’estime de nous même, se rappeler que nous avons tous une valeur équivalente, et le pouvoir de contribuer à rendre la vie plus belle.
Après avoir accueilli avec empathie la gratitude d’autrui, je célèbre le pouvoir qui m’a été donné de rendre la vie plus belle, ce qui passe à travers moi et qui nourrit les autres.
Ce n’est pas facile, car de nombreux commentaires interfèrent, tels que « est-ce que je mérite vraiment de telles appréciations ? » Il est important de lever ces obstacles, pour se laisser nourrir pleinement et simplement par les appréciations des autres.
Extrait d’un discours de Nelson Mandela (le texte d'origine vient du livre "A course in miracles")
Notre plus grande peur n’est pas de ne pas être à la hauteur,
Notre plus grande peur est d’avoir une puissance au delà de toute limite.
C’est notre lumière et non notre obscurité qui nous effraye le plus.
Nous nous demandons « Qui suis-je pour oser me considérer comme quelqu’un de brillant, grandiose, plein de talent et fabuleux ? »
Mais en fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ?
Vous êtes un enfant de Dieu. Jouer petit ne sert pas le monde.
Ce n’est pas en se faisant tout petit pour que les autres ne se sentent pas mal à l’aise autour de nous que l’on contacte sa propre lumière.
Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous. Et elle ne se trouve pas seulement chez certains d’entre nous ; elle est en chacun de nous.
Et en laissant briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même.
Au fur et à mesure que nous sommes libérés de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres.
Pascale,
10000 merci pour avoir posté cette note sur la gratitude. Je suis si heureuse que tu créé ton blog, que tu offres à tous, sur internet, ce que tu as de précieux. Je suis très émue par cette phrase de Mandela que tu cites "Nous nous demandons « Qui suis-je pour oser me considérer comme quelqu’un de brillant, grandiose, plein de talent et fabuleux ? » Mais en fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ?"
Ah ! encore !
Rédigé par: Chine Lanzmann | 13 décembre 2006 à 13:19